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27/04/2010 17:31 par orchidee

.Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais
Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés
Pour nous deux rien n'aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour
Il s'en est allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer pour s'aimer longtemps.
Le temps du muguet
Francis Lemarque
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27/04/2010 17:09 par orchidee

.Las de l'amer repos
Las de l'amer repos où ma paresse offense
Une gloire pour qui jadis j'ai fui l'enfance
Adorable des bois de roses sous l'azur
Naturel, et plus las sept fois du pacte dur
De creuser par veillée une fosse nouvelle
Dans le terrain avare et froid de ma cervelle,
Fossoyeur sans pitié pour la stérilité,
- Que dire à cette Aurore, ô Rêves, visité
Par les roses, quand, peur de ses roses livides,
Le vaste cimetière unira les trous vides ? -
Je veux délaisser l'Art vorace d'un pays
Cruel, et, souriant aux reproches vieillis
Que me font mes amis, le passé, le génie,
Et ma lampe qui sait pourtant mon agonie,
Imiter le Chinois au coeur limpide et fin
De qui l'extase pure est de peindre la fin
Sur ses tasses de neige à la lune ravie
D'une bizarre fleur qui parfume sa vie
Transparente, la fleur qu'il a sentie, enfant,
Au filigrane bleu de l'âme se greffant.
Et, la mort telle avec le seul rêve du sage,
Serein, je vais choisir un jeune paysage
Que je peindrais encor sur les tasses, distrait.
Une ligne d'azur mince et pâle serait
Un lac, parmi le ciel de porcelaine nue,
Un clair croissant perdu par une blanche nue
Trempe sa corne calme en la glace des eaux,
Non loin de trois grands cils d'émeraude, roseaux.
Stéphane MALLARME (1842-1898)
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19/04/2010 18:37 par orchidee

.Il est partie loin de l'autre
C'est son âme qui la conduit
Il est partie de son plein gré
C'est l'autre qui on souffrirait
Il est partie sans dire un mot
Il est partie si vite comme une boule de canot
Et l'autre il a le courage de le rattrapé
Seulement les circonstances l'on frappée
Mais l'autre a toujours cette petite goûte d'espoir
Et l'autre l'a rattrapé son le voir
Mais lui il a changé
Et l'autre est resté comme un passager
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02/04/2010 16:15 par orchidee

. Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Les rondes dentelles d'argent.
La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux.
La rose semble, rajeunie,
S'accoupler au bouton vermeil
L'oiseau chante plein d'harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.
Sous les bois, où tout bruit s'émousse,
Le faon craintif joue en rêvant :
Dans les verts écrins de la mousse,
Luit le scarabée, or vivant.
La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent;
Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale
D'où la douceur du ciel descend !
Tout vit et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !
La plaine brille, heureuse et pure;
Le bois jase ; l'herbe fleurit.
- Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.
Victor Hugo
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01/04/2010 16:03 par orchidee

Parce que sans toi
Je ne serais pas moi
Tu sais me donner du courage
Et enlever de mon corps cette rage
J'apprécie tellement ton soutiens
Que jamais assez je te dirai combien
A toi je tiens
Te parler me fais tellement de bien
Est-ce que notre amitié résistera?
Est-ce que de moi encore tu voudras?
Seul notre destin nous le sait
Mais en moi tu resteras à jamais.
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12/03/2010 18:58 par orchidee

.Mon paradis
Le paradis,
L'avez-vous déjà imaginé ?!
Le palais de la demeure de la paix,
Un jardin sous lequel coulent des ruisseaux.
Imaginer un monde sans jour et sans nuit,
Où tout rêve pourrait être réalité,
La nature verdoyante luisante sous
un soleil invisible par un ciel blanc.
Où tous les hommes seraient unis
,
Seraient heureux.
Un monde où la beauté serait éternelle.
Néanmoins, ceux qui y ont cru et auront
accompli des actes pieux,
Ceux-là, auront l'agrément de pouvoir
s'apaiser dans les jardins d'Eden,
Sous lesquels coulent des fleuves
;
Ils y demeureront pour l'éternité.
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12/03/2010 00:36 par orchidee

.Les beaux jours que je te dois
Je les compte sur mes doigts
Mais pour les chagrins, crois-moi,
Deux mains ne suffiraient pas
Et pourtant, tu vois, je reste là
Mais pourquoi vraiment je ne sais pas
Les beaux jours que je te dois
Je les compte sur mes doigts
Mais pour les chagrins, je crois,
Deux mains ne suffiraient pas
Je me dis "L'amour ce n'est pas ça"
Et pourtant, tu vois, je reste là
Les beaux jours que je te dois
Je les compte sur mes doigts
Mais pour les chagrins, crois-moi,
Deux mains ne suffiraient pas
Et pourtant, pourquoi, je ne sais pas
Mais je reste, tu vois, je reste là
un petit clin d'oeil a
labelleeve
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08/03/2010 14:55 par orchidee



